L’autel des parfums (1ère partie)

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image-12Exode 30 : 1-10 : « Tu feras un autel pour brûler des parfums, tu le feras de bois d’acacia ; sa longueur sera d’une coudée et sa largeur d’une coudée ; il sera carré, et sa hauteur sera de deux coudées. Ses cornes formeront avec lui une seule pièce. Tu le couvriras d’or pur, son plateau, ses parois tout autour de ses cornes, et tu y feras une bordure d’or tout autour. Tu feras au-dessous de la bordure deux anneaux d’or aux deux côtés ; tu en feras de part et d’autre, pour recevoir les barres qui serviront à le porter. Tu feras les barres de bois d’acacia et tu les couvriras d’or. Tu placeras l’autel en face du voile qui est devant l’arche du Témoignage, en face du propitiatoire qui est sur le Témoignage, et où je te rencontrerai. Aaron y fera brûler du parfum aromatique : il en fera brûler chaque matin, lorsqu’il préparera les lampes ; Aaron en fera brûler aussi entre les deux soirs, lorsqu’il arrangera les lampes. C’est un parfum (qui brûlera) perpétuellement devant l’Éternel dans (toutes) vos générations. Vous n’offrirez sur l’autel ni parfum étranger, ni holocauste, ni offrande, et vous n’y répandrez aucune libation. Une fois par an, Aaron fera l’expiation sur les cornes de l’autel : avec le sang de la victime expiatoire pour le péché, il y sera fait l’expiation une fois chaque année dans (toutes) vos générations. Ce sera une chose très sainte, devant l’Éternel. »

 

 

1) Un peu d’histoire

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Nous avons ici, dans l’expression du service lévitique commandé par Dieu à Moïse au désert, un puissant témoignage et des révélations fantastiques concernant l’autel des parfums. En fait cet autel symbolise pour nous tout ce qui concerne l’adoration de l’Église et de chacune de nos vies pour le Roi Jésus. Cet autel placé devant le lieu très saint était entretenu par des braises incandescentes prises de dessus l’autel des sacrifices, dehors, placé à l’entrée juste après la porte du sanctuaire. Nous voyons que cet autel était carré, recouvert d’or ; son fondement, en bois de sittim ou d’acacia, nous parle de ce qui est imputrescible quand l’or nous parle de la gloire de Dieu.

Quatre cornes aux coins de cet autel nous parlent des quatre coins cardinaux de la terre d’où montent continuellement des louanges et des prières d’action de grâces envers le Seigneur Tsébaoth. Chaque matin, Aaron, souverain sacrificateur de Dieu et frère de Moïse, devait faire brûler les parfums sur cet autel ; le matin, et entre le crépuscule et le coucher du soleil. Nul parfum étranger ne pouvait être offert sur cet autel sous peine de mort. Les deux fils d’Aaron ont expérimenté ce feu de sainteté en perdant leur vie…

L’appel du peuple d’Israël se matérialisait au travers de l’alliance basée sur la circoncision (mise à part) et sur un service de sacrificature pour Dieu. « Quant à vous, vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. Voilà les paroles que tu diras aux Israélites (Exode 19 : 6 ) ». Une de ces tribus avait été mise à part pour exercer cette sacrificature devant Dieu en faveur du peuple : c’était la tribu de Lévi. Un Dieu unique, un peuple unique, un témoignage vivant qui a traversé les siècles et les millénaires et qui a enfanté, de la part du Père, le Fils de l’Homme : Jésus. C’est par son sacrifice que nous sommes réconciliés et guéris.

Image-3-278x300Le tabernacle avec l’autel des sacrifices, la cuve d’airain, l’autel des parfums étaient les moyens par lesquels Israël était identifié.C’est aussi pour cette raison que, dans les mouvements de restauration du royaume d’Israël, la première chose qu’opéraient les prophètes ou les leaders de Dieu comme Elie ou Esdras était de relever ou de reconstruire l’autel de l’Eternel, l’autel des parfums, face à l’idolâtrie. Nous en avons une magnifique démonstration avec Elie et les prophètes de Baal. Ce qui favorisait la manifestation du Dieu d’Israël dans sa puissance et dans sa gloire était de ramener les signes de l’alliance. Entre autre, la restauration de l’autel. Toute l’histoire du peuple d’Israël était sous-tendue par le service lévitique : le sang, la purification avec l’eau de la cuve et l’autel des parfums devant le lieu très saint.

En tant que croyants d’entre les nations, nous avons été greffés sur l’olivier franc (Israël) et c’est, (nous dit Paul aux Romains chapitre 11), la racine qui nous porte (Israël). Mais nous aussi, goïms, sommes par vocation au travers de l’Evangile reçu, devenus des sacrificateurs de Dieu. « Il a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui la gloire et le pouvoir aux siècles des siècles ! Amen ! » (Apocalypse 1 : 6) ;

« Tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. » (Apocalypse 5 : 10). C’est aussi par ce moyen que nous sommes identifiés en tant que chrétiens. Nous sommes nous aussi attachés à l’autel des parfums pour faire monter notre louange et notre adoration continuellement devant Lui. C’est ce qui nous différencie des non-croyants.

Nous avons un autel d’où nous nous approchons pour offrir à Dieu nos sacrifices d’action de grâces. Cet autel des parfums est celui de l’adoration. Notre vocation est définie par Jésus quand il parle à la femme du puits de Sychar. « Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont de tels adorateurs que le Père recherche » (Jean 4 : 23). La colère de Dieu envers les païens était liée au fait que ces hommes adoraient des idoles, avaient de multiples dieux et vivaient dans une grande dépravation morale et sociale. C’est à cause de cela que dans l’appel du Seigneur à Moïse sur le Sinaï, Il commence en disant dans le premier commandement : « écoute Israël ! Dieu est un ! (érhad)… Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face ». Depuis ce moment-là, il y a eu contestation et guerre des autels sur la terre ! Qui aura l’adoration de nos cœurs et de nos bouches ? Dieu ou Satan ?

Dieu… Nous aussi sommes devenus des sacrificateurs du Dieu Très-Haut. Tout comme Melchisédech. Cette révélation de la sacrificature universelle, découverte et propagée par la Réforme, a amené en France un réveil sans précédent au 16ème siècle. Un seul Dieu, la foi seule pour une adoration unique. Christ est le centre de l’Église et le culte des croyants ne peut avoir d’autre objet que Lui, et Lui seul. Il est la finalité de la foi et de notre espérance. « Tout est de lui, par lui et pour lui ! A lui la gloire dans tous les siècles. Amen ! » (Romains 11 : 36). Nous sommes par grâce entrés nous aussi pour exercer ce service saint devant le trône de Dieu. Nous allons donc nous trouver contestés dans notre culte au Dieu unique et Universel ; Satan, l’ennemi du Père de Celui qui a été son propre créateur, ne supporte pas les louanges et l’adoration qui montent vers le Dieu Vivant. D’où sa haine contre l’Église et les adorateurs du Père.

2) La restauration de l’autel de l’adoration, le combat pour l’adoration

Il y a quelques années, alors que je me trouvais en voyage en Israël, j’ai été invité un samedi matin à venir pour la célébration d’un culte d’adoration au Seigneur dans un immeuble ou se réunissait une assemblée Messianique. Un poids de ténèbres tomba sur moi alors que nous nous approchions du lieu de prière. Les ténèbres et l’oppression se faisaient palpables et une terrible chape s’étendait sur l’église locale. Mais quand nous ouvrîmes la bouche avec un cantique pour adorer le Seigneur Adonaï, le ciel s’ouvrit brutalement sur nous et les ténèbres quittèrent ce lieu soudainement… J’interrogeai le Seigneur sur la nature de ce combat spirituel que nous venions de vivre, et Il me répondit : « André, c’est la guerre du trône », la guerre pour l’adoration ultime. Je réalisai alors l’enjeu et le poids de l’adoration dans la cité.

Nous sommes en guerre contre les ténèbres et l’intensité de notre combat n’est pas seulement dans l’intercession, mais avant tout pour l’adoration. Dieu, nous le savons, cherche des hommes et des femmes qui soient des adorateurs. De tout temps la place de l’adoration était centrale pour le peuple d’Israël. Elle l’est pour nous également. L’adversaire du Seigneur fera tout pour que nous privions le Dieu de gloire du service que nous Lui devons. Rien ne saurait remplacer le service de l’adoration. La contestation demeure et perdurera jusqu’au retour du Seigneur.

image-4L’adoration de nos cœurs en esprit et en vérité est la porte qui nous ouvre le ciel. Il n’y a pas d’autre moyen pour connaître Sa gloire. D’où l’opposition constante des démons et du diable pour nous empêcher d’adorer en esprit et en vérité : si nous relevons l’autel des parfums dans nos vies, le royaume des ténèbres est mis en péril et l’impact de sa force se trouve exclue de notre environnement. Comprenez-vous pourquoi l’Église du Christ est un enjeu majeur dans ce monde ? Tout simplement parce que l’Église du Christ a pour vocation d’adorer en harmonie avec les cieux en Christ, qui disent continuellement : « Saint ! Saint ! Saint est le Seigneur, l’Éternel des armées ! La terre est remplie de sa gloire ! » Et plus l’Église adore, plus les parfums montent ; et plus les cieux s’ouvrent sur la maison de Dieu !

Tous les stratagèmes sont bons pour les démons afin d’enrayer les services de l’adoration. Intimidation, sorcellerie, cabale, divisions, suspicion, racisme, compétition et j’en passe ; notre culture se trouve de fait en opposition à notre vocation de sacrificateur. Cette culture est façonnée par la rébellion, l’esprit cartésien, la laïcité, la raison et une foison de faux dieux. Il est désolant, dans un culte qui se veut d’adoration au Seigneur, de constater avec quelle facilité nous pouvons tomber dans l’humanisme et l’hédonisme (recherche du plaisir et des sensations…) ne serait-ce qu’au travers de nos chants ou de nos prières. C’est une souffrance pour le cœur du Père, pour le Seigneur, et cela attriste l’Esprit de gloire.

Sommes-nous là, dans les temps d’adoration, pour nous faire du bien ou pour combler le cœur du Père ? N’est-ce pas quand nous nous perdons en Lui, comme je le stipule dans la préface, que les cieux peuvent s’ouvrir devant nous ? Non seulement la déviation de l’humanisme nous a conduits à placer l’homme au centre, ce qui est une perversion du culte, mais il a réussi à nous faire trop souvent dévier et devenir idolâtres. Et nous entendons parfois le raisonnement immature suivant : « Ce matin le culte n’était pas bien, je n’ai rien ressenti ! ». Mais sommes-nous là devant Dieu pour ressentir quelque chose ? N’est-ce pas faire insulte à Sa sainteté et Sa majesté que de vouloir mêler nos sentiments humains et trompeurs à la révélation de Sa gloire ?

Cette guerre pour l’adoration est latente et nous risquons, si nous ne veillons pas, de nous laisser piéger par ces choses. Nous passons alors à côté du rendez-vous préparé dans la rencontre de Sa Majesté. « Je rencontrerai là les Israélites, et ce lieu sera sanctifié par ma gloire » (Exode 29 : 43). Dans le lieu très saint, nulle lumière extérieure : seulement l’arche d’alliance au milieu des ténèbres et Salomon de s’écrier : « Dieu aime habiter dans les ténèbres… » Il ne s’agit pas des ténèbres qu’engendre le péché, mais du fait que la chair et l’homme naturel ne peuvent entrer dans ce lieu.

3) Les vêtements sacerdotaux

image-5-238x300« Tu confectionneras la tunique de fin lin ; tu feras un turban de fin lin, et tu feras une écharpe en ouvrage de broderie. Pour les fils d’Aaron tu feras des tuniques, tu leur feras des écharpes, et tu leur feras des tiares, pour (marquer) leur rang et leur dignité. Tu en revêtiras ton frère Aaron, et ses fils avec lui. Tu leur donneras l’onction, tu les investiras, tu les sanctifieras, et ils exerceront pour moi le sacerdoce. Fais-leur des caleçons de lin, pour couvrir la nudité du corps ; ils iront depuis les reins jusqu’aux cuisses. Aaron et ses fils les porteront, quand ils entreront dans la Tente de la Rencontre, ou quand ils s’approcheront de l’autel pour faire le service dans le lieu saint ; ainsi ils ne porteront pas (le poids d’) une faute, et ne mourront pas. C’est une prescription perpétuelle pour Aaron et pour sa descendance après lui. Voici ce que tu feras pour les consacrer, afin qu’ils exercent pour moi le sacerdoce » (Exode 28 : 39-43 et 29 : 1).

Entrer dans les lieux saints devait être manifesté pour les sacrificateurs par le changement de vêtements, lié au seul service de la sacrificature. Ces vêtements sont pour nous ceux que nous offre la sanctification permanente dans notre quête de Jésus. Nous savons que Moïse à Horeb, en Exode 3 lors de la rencontre avec Dieu, a été invité à ôter ses chaussures. Car ce Lieu était celui sur lequel se trouvait dans ces moments l’Eternel Dieu, Créateur de l’univers et de tous les royaumes terrestres.

Quand le Seigneur vient tout est transformé. L’environnement et l’espace dans lequel nous évoluons sont purifiés et se trouvent sanctifiés par Sa présence. Nos vêtements hélas sont aussi corrompus par le péché et entrer en Sa sainte présence suppose des vêtements neufs et immaculés. C’était le cas des fils d’Aaron, appelés à exercer avec leur père souverain sacrificateur le service dans le tabernacle et sur le parvis.

David, dans un temps où il exprime son amour pour Dieu, va lui aussi changer de vêtements. Il quitte ses vêtements pourtant royaux et enfile un éphod de lin. Une version nous dit qu’il avait seulement un pagne comme cache sexe… « On informa le roi David que le Seigneur avait béni la famille d’Obed-Édom en faisant prospérer toutes ses affaires, à cause du coffre sacré. Alors David se rendit chez Obed-Édom, pour en faire amener le coffre à la Cité de David, dans un joyeux cortège. Lorsque les porteurs du coffre eurent avancé de six pas, David sacrifia un taureau et un veau gras. Puis il se mit à danser de toutes ses forces en l’honneur du Seigneur, vêtu seulement du pagne de lin des prêtres ». (2 Samuel 6 : 12-14, BFC.)

Réalisez-vous pourquoi son épouse va ensuite se moquer de lui ? Elle le voit avec ses yeux de chair et le trouve d’un tel ridicule qu’elle le méprise et reçoit aussi le salaire de son mépris : elle ne concevra pas d’enfants jusqu’au jour de sa mort.

image-6Nous ne pouvons pas entrer dans l’adoration avec des vêtements sales et remplis de notre humanité déchue. Ceci est inconvenant et irrespectueux de la présence de Dieu. Seuls les vêtements de Sa justice sont de nature à pouvoir être agréés du Seigneur Dieu. David a quitté tous ses habits et a seulement enfilé un pagne pour se couvrir dans sa nudité. Et là il danse de toute sa force devant son Roi, le Seigneur.

Nous ne pouvons entrer dans ces lieux saints avec nos propres capacités humaines, ni avec notre intelligence, ni avec des émotions qui n’ont pas été purifiées.

Êtes-vous déjà entré dans la chambre du Roi avec les vêtements de Sa justice (Esaïe 61 : 10), ou avez-vous essayé d’entrer dans cette chambre avec vos habits ordinaires ?

 

 

4) Les étapes vers le sanctuaire

Il y avait un ordre pour le sacrificateur qui devait aller effectuer le service dans le sanctuaire. Avant toute chose il devait vérifier que ses habits sacerdotaux avaient été mis sur son corps. Puis il entrait par la porte tissée ouvrant le tabernacle, devant laquelle campait la tribu de Lévi. Cette porte était située à l’Est, vers le soleil levant, nous indiquant la dimension de la révélation journalière du Seigneur dans laquelle devait vivre Israël, Dieu parlant entre les chérubins de gloire à Moïse, serviteur de Dieu. « Je te rencontrerai du haut du propitiatoire, entre les deux chérubins placés sur l’arche du Témoignage ; je te parlerai afin de te donner tous mes ordres pour les Israélites » (Exode 25 : 22).

La première étape du sacrificateur allant vers la Tente de la Rencontre était de ranimer le feu sur l’autel des holocaustes, de nettoyer les grilles puis, dès le petit matin, l’agneau était offert pour la journée tout comme au crépuscule et cela tous les jours. Ensuite le sacrificateur se lavait les pieds et les mains avant d’entrer dans le sanctuaire. Il devait y faire le service, remplaçant chaque veille de shabbat les pains de proposition par des pains frais ; lui et sa famille se nourrissaient en outre des pains qui avaient été retirés de devant le Seigneur. Quelle image extraordinaire de Jésus, le Pain de Vie ! Ne croyez-vous pas ? Jésus reprendra cette formidable image du pain de proposition en l’adaptant à son corps devant être mangé durant cette nuit mémorable précédent sa crucifixion. Je crois que le culte qui plaît au Seigneur est un culte dans lequel nous prenons ce saint repas et dans lequel nous rappelons Sa mort, Ses souffrances et Son prochain retour.

Mais revenons un peu en arrière : au temps des sacrifices offerts avec l’offrande tournoyée. Le gestuel tenait une part non négligeable au sein de la sacrificature. Le sacrificateur élevait, en la faisant tournoyer, l’offrande vers le ciel. « Et Moïse prit la poitrine, et la tournoya comme offrande tournoyée devant l’Eternel ; ce fut – du bélier de consécration – la part de Moïse, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse » (Lévitique 8 : 29, version Darby).

Cette étape nous parle de la place du corps dans l’adoration. La Bible nous invite à offrir nos corps comme un sacrifice vivant. De même Paul, écrivant à Timothée, nous demande de la part du Seigneur d’élever des mains saintes, sans colère ni raisonnement. Contrairement à ce que l’on a pensé et enseigné durant des décennies, le culte de vrais adorateurs inclut la gestuelle de la danse, de la proclamation ; des cris de triomphe et des chants de joie ; des applaudissements et des éclats instrumentaux. Psaume 47 : 1 « Au chef de chœur. Psaume des fils de Qoré. (47-2) Vous tous, peuples, battez des mains ! Acclamez Dieu par des cris de joie ! »

Psaume 150 : 3 « Louez-le avec la sonnerie du cor ! Louez-le avec le luth et la harpe ! » ;

Psaume 150 : 4 « Louez-le avec le tambourin et avec des danses ! Louez-le avec les instruments à cordes et le chalumeau ! » ;

image-7-300x168Psaume 150 : 5 « Louez-le avec les cymbales sonores ! Louez-le avec les cymbales éclatantes ! ».

Pourquoi devrions-nous rester assis et attendre dans une attitude de pseudo piété ? Levez-vous et dansez pour votre Roi ! Proclamez sa grandeur et sa force et allez

au-devant de Lui avec des louanges. Avec les anges et les archanges, proclamez Sa fidélité et Sa souveraineté. Il est le Seigneur ton Dieu : adore-Le ! David, revêtu de ce pagne de lin, a exprimé son amour par des danses et tous les six pas (la mesure de l’homme) il s’arrêtait et offrait un sacrifice avec un taureau et une bête grasse. Pouvez-vous vous représenter le nombre de sacrifices qu’il a dû faire pour son Dieu ce jour-là ??? Quel spectacle, quelle fête en l’honneur de Dieu pour l’arche d’alliance qui revenait à Jérusalem dans ce jour mémorable ! C’est Dieu lui-même qui entrait avec elle dans les murs de Jérusalem et David en comprenait tout le sens. Cette marche vers le sanctuaire est pleine d’enseignements pour nous. Si le sérieux envers Dieu et l’honneur de sa présence doivent être ressentis lors de sa venue ou de sa présence, cela n’exclut en aucun cas la joie de la délivrance manifestée par des cris, des applaudissements, des danses et des actions de grâce. Je n’entre pas dans Ses parvis seulement avec mon esprit. C’est diminuer la part que Dieu nous donne en tant qu’entité trinitaire. Non, je viens aussi avec mon âme, mes émotions, ma pensée, mon intelligence, mais je viens aussi dans ce culte avec mon corps et c’est aussi avec mon corps que je loue et que j’adore le Roi.

« Myriam, la prophétesse, sœur d’Aaron, prit à la main le tambourin, et toutes les femmes sortirent à sa suite, avec des tambourins et des danses » (Exode 15 : 20).

Psaume 149 : 3 « Qu’ils louent son nom avec des danses, qu’ils psalmodient en son (honneur) avec le tambourin et la harpe ! »

Psaume 150 : 4 « Louez-le avec le tambourin et avec des danses ! Louez-le avec les instruments à cordes et le chalumeau ! »

Notre vocation d’enfant de Dieu est pour nous aussi de ramener la présence (l’arche) de Dieu dans notre nation de France et dans nos cités.

 

5) La montée vers l’autel des parfums, lieu de révélation et de gloire

Le sacrificateur entrait dans la première chambre où se trouvaient la table avec les pains, la menora – ou chandelier à sept branches – et l’autel d’or où brûlaient les parfums odoriférants. Si nous allons maintenant dans l’épître aux Hébreux, nous voyons que l’autel des parfums qui se trouvait dans le lieu saint se trouve à présent au-delà du voile, dans le lieu très saint. Nos prières et notre adoration vont au-delà du visuel et de l’émotionnel pour entrer dans le lieu où se trouve la gloire. Nous sommes censés monter, dans notre culte d’action de grâces pour le Seigneur. Mais le moment arrive où les mots ne suffisent plus et nous devons continuer de monter et d’avancer jusqu’à ce que nous soyons devant l’autel d’or, lieu où brûlent les parfums composés spécialement pour cet évènement.

Image-8C’est réellement là que les choses commencent à bouger et à nous échapper complètement. Car si, au préalable, notre volonté et notre démarche étaient totalement engagées, à présent le Saint-Esprit prend la relève et dirige totalement ces temps. Ce n’est plus nous qui sommes en action. Nous nous effaçons au contraire parce-que nous entrons dans le lieu où se manifeste l’intensité de Sa gloire. Ce lieu est synonyme de révélation, de contemplation, de ce qu’Il est et de ce qu’Il fait. C’est aussi la chambre du conseil de guerre et le lieu du repos. C’est un lieu de paix et d’intense activité spirituelle… Avez-vous déjà été entraîné vers cette gloire ? C’est aussi un lieu terrible, un endroit rempli d’yeux ou de toutes les splendeurs du Royaume des cieux.

C’est en ce lieu précis que se tient Zacharie quand la gloire va lui être révélée. Il verra l’ange de Dieu et celui-ci va lui parler.

« Or, dans l’exercice de ses fonctions devant Dieu, selon le tour de sa classe, il fut désigné par le sort, suivant la coutume du sacerdoce, pour entrer dans le temple du Seigneur et pour y offrir le parfum. Toute la multitude du peuple était dehors en prière à l’heure du parfum. Alors lui apparut un ange du Seigneur, debout à droite de l’autel des parfums. Zacharie fut troublé en le voyant, et la crainte s’empara de lui. Mais l’ange lui dit : ‘Sois sans crainte Zacharie ; car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t’enfantera un fils, et tu l’appelleras du nom de Jean.’ » (Luc 1 : 8-13).

 

Je voudrais vous raconter l’histoire de ma première rencontre avec le Dieu de sainteté. Nous exercions encore dans notre maison un culte d’action de grâces au Seigneur. Je me trouvais à genoux près de la porte du salon, le front contre le carrelage. J’invoquais la présence du Seigneur, lui demandant de venir nous visiter dans sa gloire et dans sa sainteté. Je n’avais à l’époque aucune conscience de mes limites, je n’avais pas encore connu des temps de repentance et de délivrance. J’avais découvert le baptême dans l’Esprit, une Église était née dans ma maison…

Nous étions une quinzaine de personnes en attente de la présence de Jésus. Nous avions soif de Dieu et nous le lui disions… Soudain, alors que je me tenais prosterné, une sensation étrange accompagnée d’un feu incroyable vinrent sur moi, me recouvrant de la tête aux pieds. Je sentais une présence surnaturelle sur ma droite, ce qui me fit ouvrir les yeux. Avec stupeur je vis Jésus debout, tout de blanc vêtu, qui me regardait ! Une formidable crainte s’empara de tout mon être et je me mis à trembler. Il était là dans la dimension de sa sainteté, et moi je ne pouvais supporter davantage cette présence de feu ! Au bout de quelques secondes qui m’apparurent comme une éternité je m’entendis faire la prière de Pierre. Retire-toi de moi, Seigneur, je suis un homme pécheur. La révélation du Seigneur s’estompa peu à peu… Moi j’étais comme foudroyé et tout pantelant… Je me relevai quelques instants plus tard et c’est avec peine que je regagnai ma place. Alors que je passais devant les frères et sœurs de l’Église, je les vis avoir un même mouvement de recul lors de mon passage devant chacun d’eux. Mais que se passait-il ?

Après quelques instants de silence, une des personnes de l’Église me posa la question suivante : « André, que t’est-il arrivé ? ». Je répondis par la narration de ma rencontre avec Jésus qui m’était apparu, et de la terreur qui s’était emparée de moi en ressentant sa sainteté mise en contact avec mon humanité.

A mon tour je demandai pourquoi ils avaient tous eu ce mouvement de recul quand j’étais passé devant chacun d’eux. Unanimement ils répondirent : « Mais quand tu es passé devant nous c’était comme si un rayon laser de feu nous avait tous touchés… » Je n’oublierai jamais ce moment extraordinaire de la venue de Jésus près de moi dans sa sainteté.

André Debenest

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